Le Petit Poucet est sans aucun doute le plus doué des héros. Doté comme chacun sait d’une paire de bottes de sept lieues, il a donc allègrement vaincu les contraintes du temps et de l’espace, au point de franchir les montagnes des réécritures et d’évoluer aussi d’une rive à l’autre de la Méditerranée.

Exergue :

« Au fond, j’avais beau ne rien comprendre, je comprenais tout. C’est ainsi que les enfants lisent. Ils comprennent sans savoir qu’ils comprennent. Ils ont raison. Le lecteur doit accepter d’être dupe de ce qu’il lit, et non jouer au plus malin. La pire lecture est celle des professeurs et des critiques. »

Michel Zink, Seuls les enfants savent lire[1]