Rires et facéties en Littérature d’enfance et de jeunesse

Affiche rires et facéties en littérature de jeunesse

Affiche de la journée d’étude sur le thème des rires et facéties en littérature de jeunesse du 13 novembre 2013.

« (…) j’ai voulu faire un livre sain, qui fut à la fois gaulois, épique et rabelaisien ; un livre où coulât la sève, la vie, l’enthousiasme ; et ce rire, ce grand rire joyeux qui devait secouer les tripes de nos pères : buveurs très illustres ou goutteux très précieux. » Louis Pergaud, Préface à La Guerre des boutons.

Monsieur Jabot, Max et Moritz, Pim, Pam, Poum, la famille Fenouillard, le sapeur Camember, Bécassine, les Pieds Nickelés, autant de héros qui, par leurs facéties (plaisanteries burlesques, selon Le Petit Robert 2013), ont introduit le rire et la distraction sous une forme fortement imagée ou en bandes dessinées dans les productions destinées aux enfants ou détournées par eux dès le XIXème siècle si moralisateur par ailleurs. La littérature enfantine et de jeunesse n’est pas que sérieuse,  édifiante et instructive, elle a aussi pour but, rarement exclusif d’ailleurs, de distraire et d’amuser en mettant en scène les bêtises commises par des enfants ou les gaffes commises par les adultes : on rejoint alors Sophie, mais également Tartarin de Tarascon et le Petit Gibus. La littérature orale n’est pas en reste d’autant que les contes facétieux, qui étaient très prisés du public, ont été recueillis en grand nombre, mettant en scène des personnages, souvent des curés, que l’on retrouve de conte en conte,  pour constituer des cycles dits de veillée en veillée. A cet inventaire très incomplet il faut ajouter les blagues encore transmises entre enfants, entre pairs, et qui ont pour héros Toto ou Cafougnette.

Nous nous interrogerons sur les mécanismes de la facétie, sur les facteurs de son déclenchement. Nous nous demanderons si elle repose essentiellement sur la transgression sociale ou au contraire sur du « convenu ». Nous poserons qu’elle n’est pas innocente, mais peut-être contestataire, subversive. Comme l’écrit Bakhtine, « La culture du rire et du cynisme comique, peut, moins que tout autre, être qualifiée de candide et n’a nullement besoin de notre condescendance. ».

Thierry et Bochra Charnay


 

Programme rires et facéties en littérature de jeunesse

Programme de la journée d’étude du mercredi 13 novembre à la maison de recherche Lille3 organisée par Bochra Charnay et Thierry Charnay

 

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