Guerres et combats dans les œuvres pour la jeunesse

Laboratoire ALITHILA Université Charles de Gaulle – Lille 3

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Journée d’étude organisée par Thierry et Bochra Charnay sur les « Guerres et combats dans les œuvres pour la jeunesse »

L’objectif prioritaire de cette journée d’étude est de comprendre comment et pourquoi la Littérature de jeunesse aborde des phénomènes sociaux aussi dévastateurs que les guerres et comment et pourquoi elle insère dans les œuvres toutes sortes de combats. Il s’agit aussi et surtout de comprendre les significations, les valeurs transmises par ces récits ou épisodes. Il est même étonnant de constater à quel point la Littérature pour jeune public est friande de ces exploits guerriers.

Que ce soit dans la « fantasy », si prisée des adolescents et des jeunes adultes, lieu privilégié de toutes sortes d’affrontements que ceux-ci soient guerriers, mobilisant des troupes nombreuses tenues par des alliances contractées entre souverains ou mages plus ou moins sincères, ou individuels, opposant le héros à toutes sortes de monstres ou de créatures issus ou dérivés la plupart du temps de l’imaginaire traditionnel (dragons, elfes, korrigans, etc.) puis reconfigurées. On y trouve immanquablement des duels qui rappellent ceux des romans de cape et d’épée dont les noms des héros résonnent encore : d’Artagnan, Lagardère …Que ce soit dans la bande dessinée dont un des principaux auteurs, Jean Tardi, est devenu le chantre de la « Grande Guerre ». Ou encore dans l’album pour la petite enfance ou même dans le conte dans lequel le Décepteur affronte l’ogresse, le fils du sultan son père, mettant en scène des affrontements parricides et fratricides.

On peut d’ailleurs se demander si ces affrontements n’investissent pas le discours narratif par une intensité plus ou moins forte, tout en sachant que, alors que le combat peut être une libération des forces mais aussi un soulagement, perçu comme une dé-compression, la paix, la trêve, le répit peuvent également être marqués par une intensité croissante dans l’attente de l’épreuve, dans sa préparation, dans l’angoisse de son advenir. De probables répercussions se font également sentir par sa sous-dimension qu’est le tempo, le rythme du récit caractérisé par sa vitesse : ses accélérations, ses ralentissements, ses stagnations perceptibles dans le déroulé du discours. D’autres dimensions sont également explorables, comme celles de l’esthétique, de l’éthique, et de la rhétorique de la guerre. Autant de pistes exploitables lors de cette nouvelle journée qui se veut riche de la diversité de ses approches.

Thierry et Bochra Charnay


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Programme de la journée d’étude du vendredi 21 novembre 2014