L’appréhension de la notion de « héros » et de « héroïne », quoique ce terme soit plus tardif, est relativement claire. En effet, le héros est un homme, ou une femme, de grande valeur, un demi-dieu, il est au-dessus du commun par son attitude, ses exploits, ses aventures extraordinaires, les épreuves qu’il réussit. Il est donc porteur des valeurs positives qu’il diffuse autour de lui. C’est Ivanhoë, Jean de Calais, Tintin, Michel Strogoff, Martine, Becassine, Alice, Cendrillon…Mais qu’en est-il de l’Anti-héros, terme relativement récent puisqu’il est daté de 1940 par Le Robert ?

« […] le conte populaire fournit au discours scientifique un modèle, et pas seulement des objets textuels à traiter. Il n’a plus le statut d’un document qui ne sait pas ce qu’il dit, cité devant et par l’analyse qui le sait. Au contraire, c’est un « savoir-dire » exactement ajusté à son objet, et, à ce titre, non plus l’autre du savoir, mais une variante du discours qui sait et une autorité en matière de théorie. » ( L’Invention du quotidien : 1990 : Folio essais Gallimard : 120).